Nous nous sommes réuni.e.s le mardi 12 mars pour le 1er EgaliMois (voir l’esprit et le programme), et voici ce qu’en ont dit les participant.e.s…

Eléonore : « Atelier très intéressant… car on a beau savoir que le sexisme envahit les livres pour enfants, le fait de les ouvrir un par un pour les analyser puis d’en débattre de manière collective permet une réflexion bien plus large et plus complète. D’autant plus lorsqu’il s’agit de livres censés être plus égalitaires que les autres, mais qui reproduisent pourtant eux-aussi des stéréotypes de genre… Hâte de participer au second atelier du cycle !  »

Julie : « L’atelier m’a permis d’appréhender la littérature jeunesse qui m’était plutôt inconnue jusqu’ici, et de faire les liens avec mes cours en psychologie sociale qui portaient sur le genre et les stéréotypes liés au sexe. A la lecture des albums, on se rend compte combien nous sommes exposés dès le plus jeune âge à ceux-ci, que les livres qui sont pourtant sensés éveiller les enfants, les conditionnent dans des rôles sexués. Les débats étaient très intéressants, ils permettent d’aiguiser davantage notre regard critique sur ces albums, puisque nous n’avions pas forcément tous le même avis sur les diverses lectures, ce qui nous amène donc à une re-lecture & à imaginer des scénarios (voire dessins parfois) différents, dans une visée égalitariste.

Pour l’évolution, j’ai regardé le programme et je le trouve vraiment bien ! Nous en avions déjà parlé ensemble & l’idée d’une réécriture me paraît très enrichissante! »

Florence : « Cétait très intéressant de pouvoir discuter avec des personnes aux parcours différents. Cela permet de prendre de la distance avec ses propres ressentis. J’avais déjà une grande sensibilité face à cette question du sexisme dans la littérature jeunesse car je travaille en Bibliothèque Centre Documentaire d’écoles maternelles. Cela fait donc partie de mon quotidien de choisir des lectures à visée égalitaire et je me base beaucoup sur les bibliographies proposées à ce sujet. Du coup, je manquais un peu de recul et le fait d’analyser certains livres qui font partie de ces bibliographies, et qui pourtant ne sont qu’une inversion des stéréotypes, m’a permis de comprendre que tout n’est pas encore gagné car malgré une bonne volonté apparente de certain.e.s auteur.e.s et/ou illustrateur.rice.s, les histoires peuvent continuer à transmettre des messages stéréotypés. Ce type d’échanges est donc favorable à toute réflexion personnelle.

Marie : « J’ai trouvé intéressant le fait de voir que même des albums recommandés par des associations portaient quand même nombre de stéréotypes sexistes ; mais aussi le fait qu’on a un oeil tellement exercé qu’on voit des stéréotypes partout alors qu’il y en a pas forcément : par exemple, on s’énerve dès qu’une femme fait la cuisine, alors que ce n’est pas un problème en soi, le problème est qu’il faut aussi des livres où les pères fassent la cuisine. Ce qui nous montre qu’il faut dépasser l’échelle du livre pour le considérer au milieu de ses semblables et donc envisager la question plutôt à l’échelle de la bibliothèque, qui doit véhiculer une multiplicité de représentations. »

Jörg : « Points positifs : Groupe sympathique, Diversité d’apports, Mise en évidence du sexisme (à peine dissimulé) dans les albums

Ce qui m’aurai plu : Communiquer les albums examinés (pour pouvoir les lire à la bibliothèque) quelques jours avant la soirée, Donner une suite à nos constats (lettre aux auteurs/éditeurs ?) »

Si les autres veulent s’exprimer : le billet peut être complété aisément, allez-y !

Propos recueillis par Violaine DUTROP-VOUTSINOS

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