Dimanche 26 mai 2013, c’était la fête des mères…, l’occasion de rassembler (nous avons besoin de vous !) les poèmes sélectionnés par un.e enseignant.e le plus souvent de bonne foi, qui souhaite que soit reconnu l’acte d’amour quotidien de cette supposée fabuleuse mère…

Bien sûr, on écrira un autre billet participatif qu’on classera dans « bonnes pratiques » pour les poèmes pères et mères qui nous ont plu pour leur caractère égalitaire ou neutre, et nous ferons la même démarche pour les papas, histoire de voir la différence d’attentes véhiculées par les enseignant.e.s autour de nous. Racontez-nous, parents ou enseignant.e.s, vos expériences, vos pratiques et vos réactions…

Dans ce billet, ce sont les poèmes pour mamans qui nous gênent un peu, beaucoup, à la folie… par les messages stéréotypés et les injonctions à se conformer à la norme de sexe qu’ils transmettent à nos enfants (et à nous parents en passant). Si les pères avaient les mêmes, ce serait moins gênant.

Ces petits poèmes nous rappellent ce que nous devons (et savoir) faire, être, aimer, quand on est « maman », le tout devant être reçu avec un émouvant merci à son ou sa bout’chou qui s’est fendu d’une décoration aux petits oignons et qui attend le baiser d’amooouuuur prévu. Sans compter que certain.e.s enfants n’ont pas de mère, mais c’est un autre sujet.

Petite fille, grande section :

 » Qui m’embrasse le matin…

Me fait plein de calins ?

Qui m’habille et me coiffe…

Me donne à boire si j’ai soif ?

Qui me prépare des gâteaux…

Soigne mes petits bobos ?

Qui me raconte des histoires…

Pour m’endormir le soir ?

C’est toi Maman, Maman chérie…

C’est toi la plus jolie !

Bonne fête maman ! » (anonyme)

Éléments de décryptage : Maman =

  • personne aimante et démonstrative (embrasse et câline),
  • mère nourricière qui subvient aux besoins élémentaires (la soif) mais gâte aussi son enfant en lui préparant des gâteaux (pour le quatre heures peut-être ?),
  • qui ne lui apprend pas l’autonomie cependant (à cet âge les enfants s’habillent pourtant seul.e.s, parfois savent se coiffer seul.e.s aussi),
  • responsable de l’apparence de cet.te enfant (vêtements et coiffure),
  • ayant une fonction de soin de premier niveau (il ne faut pas penser spécialiste / médecine, plutôt aide-soignante : on parle de « bobos », « petits » de surcroit),
  • mais aussi lectrice d’histoires (transmet son aptitude et son goût pour le langage, son goût de la lecture, elle développe l’imaginaire de l’enfant),
  • « le soir » donc c’est la personne forcément présente à l’heure du coucher,
  • et pour conclure : « jolie« . Parce qu’en plus de prendre soin de son enfant, elle prend soin d’elle. Car c’est ce qu’on attend d’elle aussi : la beauté.

Nous attendons vos contributions…

 

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