Anecdote rapportée par Jules Jobard, comédien.

« Lorsque j’avais 4/5 ans, faire la cuisine était parmi d’autres activités, l’un des jeux qui retenaient le plus mon attention. C’est pourquoi, lors d’un arbre de Noël de l’entreprise de mon père, ce dernier sur les conseils avisés de ma mère, inscrivit mon nom sur la liste ainsi que le cadeau choisi, à savoir une dînette.

Lors de la remise des cadeaux, lorsque mon tour arriva, à ma surprise l’animateur appela la petite « Julie JOBARD ».

Après un instant d’incompréhension, je finis par aller chercher mon cadeau, un peu vexé que l’on se soit trompé dans mon prénom. « Je m’appelle Jules d’abord » m’écriais-je à mes parents ! Le nom inscrit sur la liste, était bien « Jules », mais l’animateur n’a pu concevoir qu’un petit garçon puisse jouer à la dînette. Les clichés ont la vie dure… »

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CC. by Noémie

Voici comment un.e adulte a mis en doute l’identité d’un enfant à cause du stéréotype « Les dinettes, c’est pour les filles ».

Jules, dont les parents étaient tout à fait favorables à ce qu’il jouent à dinette, a su, bien plus tard, transformer cette histoire.

En effet, la surprise, l’incompréhension et la vexation éprouvées par Jules l’ont suivi jusqu’à être à l’origine d’un projet que Jules vient de réaliser : créer un spectacle pour enfants mettant en scène un petit garçon aimant notamment jouer à la princesse. L’enfant mélange joyeusement différents types de jeu et d’univers imaginaires… En clin d’œil à ce souvenir personnel, cette création s’appelle Mlle princesse Julie.

Jules aurait-il l’imaginaire d’un auteur-comédien si son environnement proche avait eu en tête les mêmes idées reçues que cet animateur ?

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