Nous avons donné notre autorisation à la maison d’éditions Hatier de citer notre travail dans le manuel scolaire de Sciences Economiques et Sociales de 1ère, paru en mai 2019 (360 pages, 32 €, 8000 exemplaires), en version papier et numérique.

C’est le travail de Chloé Riban qui a attiré l’attention de l’éditeur. Nous l’avions accueillie en 2013 pour réaliser une exposition sur les conduites à risque à l’adolescence, qui s’avèrent être différenciées selon le sexe.

Extrait cité :

« La recherche de vitesse, de sensation, se retrouve dans la pratique de sports dits “extrêmes” (glisse, chute, vol, vitesse, etc.), où les garçons sont majoritairement représentés. Il faut être prudent avec l’usage de cette notion de “sports extrêmes”, très contestée et assez floue […]. On peut cependant retenir les caractéristiques suivantes : volonté de dépassement personnel, émotions fortes, engagement personnel et corporel important etc., ainsi que courage, vaillance, généralement associées au masculin. On peut parler ainsi “d’engagement corporel” en tant qu’exposition au danger, consciente et assumée. Cette exposition a un coût, comme tout engagement, et débouche sur des gains identitaires : estime de soi, courage, virilité, réputation, découverte de soi, etc. [On note] que cet engagement a souvent lieu au sein d’un collectif. La ferveur que l’on retrouve autour de certains événements sportifs et l’attrait pour les sports nécessitant un important engagement physique semblent à certains égards pallier l’absence de rituels et répondre à un besoin collectif de “communier”. La recherche de performance et le travail du corps sportif sont historiquement connotés comme masculins, c’est par effraction que les femmes ont pu pénétrer ce domaine. »

Chloé Riban, « Genre et risques sur la route, sport, drogues et alcool », Institut EgaliGone, 2013.

Extrait du site de Hatier
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