Par Violaine Dutrop

France 3 a diffusé il y a quelques jours le très beau documentaire “Inceste, le dire, l’entendre” de Andrea Rawling-Gaston. Plusieurs femmes et un homme racontent leur histoire et ses séquelles. Des pères, un frère, un cousin, un grand-père sont auteurs d’inceste dans ces récits. Certains actes se sont répétés plus de quinze ans. Ces victimes ont parlé, et parfois le documentaire est l’occasion de cette première prise de parole. Certaines d’entre elles ont pu déposer plainte. Des décisions de justice sont tombées. Régulièrement, la documentariste nous livrent des informations que toute la population devrait connaître :

  • Une victime sur deux a moins de 9 ans
  • L’inceste représente une tiers des agressions sexuelles sur mineur·es
  • 80% des violences sexuelles sur mineur·es sont commises au sein de la famille
  • La moitié des personnes ayant subi un inceste seraient victimes d’amnésie traumatique
  • Une victime sur deux a déjà tenté de se suicider
  • 98% des auteur·es d’inceste sont des hommes
  • Un tiers des agressions sexuelles sur mineur·es sont commises par des mineurs
  • 1 victime d’inceste sur 5 est un garçon
  • La non-dénonciation d’abus sexuel sur mineur·e est passible de 5 ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende
  • 8 victimes sur 10 disent ne pas avoir été soutenues quand elles ont parlé
  • Au moment de la révélation, seules 10% des compagnes quittent l’agresseur
  • Les délais de prescription ont changé en 2018. Aujourd’hui, un·e mineur·e victime de viol peut déposer une plainte jusqu’à ses 48 ans.
Témoignage de Léléna, 28 ans, notamment, A revoir sur France TV

L’une des victimes, Carolane – dont le témoignage d’adolescente m’a beaucoup impressionnée – annonce au début du film : “Soyez prêt à écouter. On l’a vécu, vous pouvez l’entendre.” Pour entendre, c’est par ici : “Inceste, le dire, l’entendre”.

Pour aller plus loin :

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