Par Violaine DUTROP et Natacha Lacroix-Baudrion

A l’initiative de L’institut EgaliGone, l’application langagière de la règle de l’accord de proximité a été choisie pour rédiger ce document. Cette règle se pratiquait avant la généralisation de l’accord au masculin qui a eu lieu progressivement tout au long du 18ème siècle, au prétexte que le genre masculin était « plus noble que le genre féminin ». En pratique, nous dirons « les hommes et les femmes sont belles », plutôt que « les hommes et les femmes sont beaux ».

Dans le cadre de ses missions de développement de la qualité éducative des accueils de loisirs, de formation continue des équipes d’animation et de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale du Rhône (actuellement Direction départementale déléguée du Rhône de la DRDJSCS), en partenariat avec L’institut EgaliGone, propose depuis 2014 une formation sur le thème « SENSIBILISER ET (SE) FORMER A L’EGALITE FILLES – GARÇONS ». Ce programme de deux jours est destiné aux professionnel·le·s exerçant dans des structures d’animation enfance et jeunesse, et en particulier aux personnes en situation de direction, de coordination et de formation des équipes d’animation.

Dès 2015, l’offre de formation s’élargit avec des interventions spécifiques et territorialisées destinées aux intervenant·e·s des temps d’activités périscolaires (TAP), animées soit par L’institut EgaliGone, soit par Filactions, une association lyonnaise qui a pour objectif de lutter contre les violences conjugales et plus largement les violences de genre.

Le 10 décembre 2015, soit plusieurs mois après les deux premières formations, un échange de pratiques a été organisé auquel 8 des 24 personnes formées ont pu répondre présentes. La MJC Monplaisir a accueilli cette rencontre professionnelle et conviviale. Les témoignages et débats se sont succédés, avec un zoom sur les actions menées, les difficultés rencontrées, les leviers utilisés et les besoins actuels. Natacha Lacroix-Baudrion (conseillère d’éducation populaire et de jeunesse à la DRDJSCS), et Violaine Dutrop-Voutsinos (formatrice à L’institut EgaliGone et fondatrice de l’association) ont animé cet échange.

Echange de pratiques lors de la rencontre du 10 décembre 2015
Echange de pratiques lors de la rencontre du 10 décembre 2015

Ont témoigné lors de la rencontre du 10 décembre 2015 : Karine Barone (Animatrice secteur enfance, Centre Socio-Culturel Point du Jour, Lyon), Caroline Chabridon (CESF Référente projets adultes, familles, séniors, Centre Social d’Ecully), Stéphane Coux (Responsable petite enfance, Maison Sociale Cyprian les Brosses, Villeurbanne), Evelyne Dumaine (Responsable des activités et des expositions, MJC Monplaisir, Lyon 8), Gaëlle Ginot (Chargée de mission à l’ACEPP Rhône, fédération de crèches associatives parentales), Karine Jacquet (Directrice, Coup de Pouce Relais, espace jeu et accompagnement à la scolarité, Lyon), Caroline Lopez-Mamet (Coordinatrice enfance/culture, MJC Pierre Bénite), Kathleen Mangin (Directrice de l’Accueil de Loisirs L’Escampette, Létra), Clémentine Marty (Animatrice jeunesse et périscolaire, MJC St Rambert, Lyon), Chrystelle Scaron (Responsable animation de proximité, Centre Social des Taillis, Bron).

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Actions pour l’égalité filles-garçons dans l’animation : des résultats concrets et très encourageants.

Les témoignages d’actions menées font état de résultats dans les équipes d’animation, comme auprès des enfants et des familles :

  • L’organisation d’une formation animée par la psychologue sociale Elise Vinet en direction des salarié·e·s d’une MJC à permis très concrètement et très immédiatement de mettre fin aux blagues sexistes au sein de l’équipe.

  • Pour un accès des enfants à toutes les activités, une participante a mis en place la découverte généralisée d’activités sans distinction de sexe dans un accueil périscolaire où jusqu’ici certaines activités choisies à la carte n’étaient de fait pas fréquentées en mixité.

  • Concernant les adolescent·e·s, une participante a contribué à rendre la structure plus accessible aux filles auparavant quasi-absentes, par un projet menant à l’acceptation et le développement de la mixité – notamment en mini-camp.

En outre, d’une manière générale, tou·te·s les professionnel·le·s présent·e·s ont témoigné d’un regard neuf, aiguisé sur ces problématiques, qui a par exemple permis de « retravailler concrètement la manière dont l’équipe parle aux enfants et les amène aux activités ». Les temps d’échanges et de formations ont permis l’expression de gênes et de non-dits. Une professionnelle a ainsi raconté comment elle avait obligé un petit garçon qui s’était déguisé en princesse à vite se rhabiller de peur que ses parents réagissent mal en le voyant. Une participante témoigne qu’« après l’adoption d’une grille de lecture « égalité », la dynamique est enclenchée et ne s’arrête plus ! Et assez immédiatement il y a des livres qu’on ne peut plus lire, des jeux qu’on ne veut plus proposer, des manières de faire qu’on ne peut plus supporter. Ça sème et ça essaime ».

Ces démarches pour l’égalité filles-garçons ne se mènent pas sans difficultés.

Une partie des témoins a tout d’abord partagé la réalité d’un grand isolement sur ces questions au sein de l’équipe : « ma difficulté a été de me battre toute seule », « nous ne sommes que deux intéressées par ces questions », « L’équipe de salarié·e·s ne se sent pas vraiment concernée et ne porte pas l’action ». Les actions tiennent alors à des personnes plus qu’à des projets de structure et nécessitent beaucoup de ténacité pour les porter : « Dans la structure nous sommes deux à être intéressées par la thématique, du coup on peut s’épuiser. »

Plusieurs participant·e·s soulignent avec regret la ponctualité du projet évoqué, qui ne l’inscrit pas dans la durée. Peut-être que cette vision d’une action ou d’un projet éphémère est elle-même un frein au développement d’une culture de l’égalité. En effet, cela peut renforcer « la difficulté d’impliquer les équipes, dans la mesure où tout le monde est régulièrement sollicité pour développer de nouveaux projets ».

Entre en jeu une autre cause du sentiment de solitude des personnes engagées pour l’égalité : la représentation de cet engagement dans l’entourage professionnel, considéré comme secondaire ou déconnecté des ambitions et valeurs défendues dans l’éducation populaire. Une participante témoigne : « Une de mes difficultés quand j’en parle en équipe c’est qu’on me répond « oh c’est encore ton truc de féministe ! », alors que ce n’est que du progrès social… ». Cette représentation peut aussi venir de la direction quand elle avance : « Oui c’est bien, mais ce n’est pas prioritaire » ; le constat d’un manque d’implication et de formation des centres de décision (collectivités locales, directions, membres du conseil d’administration…) est revenu plusieurs fois dans les discussions. Le  turnover  des professionnels est une autre difficulté à la démarche collective à laquelle se confrontent les directions comme les équipes. En effet, l’inscription de l’égalité dans les projets pédagogiques facilite l’intégration des nouvelles personnes qui arrivent mais ce n’est pas suffisant. Cette réflexion est encore jeune dans les faits, neuve pour beaucoup, donc « il faut organiser la transmission, illustrer par des exemples concrets, montrer l’intérêt pédagogique, etc. »

La volonté d’intégrer l’ambition d’égalité filles-garçons dans sa pratique professionnelle se heurte aussi à un manque d’outils pour agir et pour évaluer ses actions, d’arguments vis-à-vis des familles et des adolescent·e·s : «  C’est un terrain miné, difficile, avec les familles. Et on ne sait pas ce que produit ce que l’on fait. Lors des actions menées il y a eu des débats riches avec les familles, mais après ? Qu’est-ce que cela produit ? », « Comment faire avec des postures des familles que l’on ne trouve pas simples à prendre en compte ? Comment argumenter auprès d’adolescent·e·s ? Comment répondre à une fille qui dit à un garçon qui veut faire la cuisine « Non mais tu vas pas faire ta fille ! » au delà de « on a tous les mêmes capacités » ? »

Les participant·e·s ont identifié quelques facteurs de réussite de leurs actions.

  • Saisir l’opportunité de pouvoir agir. En effet, en structure d’animation, la possibilité de mettre en place régulièrement des expérimentations est réelle.

  • Trouver des soutiens, dans et hors de la structure. Certains lieux ont pu bénéficier d’un soutien réel voire d’une initiative de la direction. D’aucuns ont choisi d’inscrire les actions et projets dans des partenariats, avec soutiens de collectivités, par exemple via la Quinzaine de l’Égalité portée par la région Rhône-Alpes. Enfin, dans d’autres, il a fallu pour la personne engagée trouver des allié·e·s (« avoir de son côté les enseignant·e·s, les parents d’élèves et quelques parents (mamans de fait) élu·e·s au conseil d’école. »).

  • Partager un diagnostic au sein de la structure sur l’accès aux activités par sexe.

  • Développer une argumentation efficace. Pour certaines personnes qui se sentaient isolées, la stratégie a été de « ne pas y aller frontalement ». Ainsi, auprès des familles, l’argumentaire s’est focalisé sur l’accès aux activités pour tou·te·s donc sur « la question du rythme des enfants et la découverte d’activités variées » et pas sur l’égalité filles-garçons. Dans une structure qui affiche l’objectif « d’améliorer l’accueil des enfants et des familles », l’organisation de formations sur l’égalité filles-garçons pour les salarié.e.s a pu s’inscrire dans l’objectif principal de la structure car travailler l’égalité filles-garçons c’est bien améliorer la qualité de l’accueil de tous les enfants.

  • Former les équipes ou accompagner les professionnel.le.s a été un passage nécessaire pour plusieurs participant·e·s. Idéalement, la formation doit concerner toutes les personnes de la structure : agent d’accueil ; animateurs·trices ; personnel administratif ; direction ; personnel de cuisine ; élu·e·s associatifs·tives ; etc.

  • Mener des actions sur le long terme. Une participante a souligné l’importance d’avoir accompagné des petits groupes de filles dans la durée, et ainsi d’avoir créé les conditions d’une mixité acceptée.

  • Proposer des activités nouvelles, non sexuées dans les imaginaires. Le « double dutch » (sport de saut à la corde se pratiquant avec deux cordes maniées en ellipse ou le « street work out » (sport de rue pratiqué en musique) par exemple sont des activités encore mal connues et susceptibles d’attirer les garçons comme les filles.

  • Incarner l’activité, et permettre aux enfants/jeunes de se projeter. La personne qui encadrait le « street work out » était une femme (Agnès Maemble, de l’association Athlètes de rue Body Art1), ce qui a sûrement permis aux filles de se projeter. Sa compétence a fait que tout le monde la reconnaissait.

Plusieurs besoins et pistes d’actions ont été identifiés pendant l’échange de pratiques.

L’enjeu principal auquel les participant·e·s font face est la pérennisation des actions mises en œuvre. Ils et elles se sont mises à rêver d’un contexte favorisant l’ancrage de l’égalité dans le long terme. Il y a d’abord l’inscription de cet enjeu dans un environnement élargi, donc – et c’était le but de cet échange de pratiques ! – s’inscrire dans un réseau d’acteurs et d’actrices impliqué-e-s pour partager les expériences. Des questions peuvent en effet subsister, notamment après l’initiation de débats : « Les jeunes ont débattu, mais que faire après ? Comment aller plus loin avec eux ? …Et après ? », ou encore « La MJC est impliquée en matière d’égalité filles-garçons, mais l’équipe enseignante et la direction du collège ne sont pas impliquées à ce jour. Quelles alliances au sein du collège pourraient être nouées ? ». Enfin, sur la forme des actions, « Comment travailler des sujets sérieux dans un cadre qui se veut ludique et récréatif ? Comment rendre cela attractif ? Quelle forme utiliser pour aborder ces sujets ? ». Cela suppose aussi, idéalement, un investissement des fédérations qui ne seraient pas encore investies sur les questions d’égalité.

Au niveau de la structure, l’égalité devrait être inscrite dans le projet de structure ou de service (puis déclinée dans le projet éducatif, puis pédagogique) afin que cela ne disparaisse pas quand le/la professionnel·le s’en va. Il faudrait pour cela que la direction comme le conseil d’administration ou les élu·e·s soutiennent cette ambition car leur posture est importante pour légitimer l’action au quotidien. Pour favoriser et systématiser ce soutien, une compréhension des enjeux éducatifs non pris en compte lorsque les personnes ne sont pas sensibilisées est indispensable. Cela passe par la formation de tous ces acteurs et actrices (directions, conseil d’administration, élu·e·s de collectivités…) à l’égalité filles-garçons pour que les initiatives de terrain soient systématiquement entendues et favorisées. Pour que les démarches soient collectives, la formation des animateurs et animatrices, des encadrant·e·s d’activités est aussi nécessaire : « Il faudrait pouvoir davantage travailler l’égalité dans les activités au quotidien, dans l’accueil de loisirs. Et donc sensibiliser toute l’équipe… »

Dans les besoins plus concrets détectés par les participant·e·s, ont été cités : l’enrichissement de leurs pratiques par une « boite à outils » (spectacles, expo, etc), des bonnes pratiques en matière d’animation de goûters philosophiques, des échanges avec des pairs sur le choix et la formulation des questions posées aux enfants autour de lectures…

Enfin, le vœu de « donner une plus grande visibilité à ce que l’on fait » est avancé, ce que fait humblement cet article !

Conclusion par Violaine Dutrop, pour EgaliGone :

Il s’agit de dépasser l’égalité filles-garçons comme projet à mener, comme nouvelle thématique à investir, pour l’instaurer comme une valeur présente partout et tout le temps, un état d’esprit, une pratique à intégrer2, une compétence à ajouter à l’arc des compétences des professionnel·le·s enfance jeunesse.

En effet, si organiser des actions dédiées peut avoir du sens, pour résoudre un problème identifié, pour créer une dynamique collective, etc., l’empilement de projets et d’actions a ses limites ; il ne crée par forcément du sens et une modification des pratiques. Cela pourrait parfois engendrer du découragement et diviser le collectif. Comment faire alors ? Une première piste est de commencer par s’intéresser à ce que l’on fait habituellement et regarder comment on peut le faire mieux. Il ne s’agit pas forcément de mettre en place une action supplémentaire mais d’intégrer un regard « genre » ou « égalité » à sa pratique et ses actions quotidiennes. C’est une façon d’augmenter et d’affirmer le professionnalisme des personnes en somme.

La réalité vécue c’est l’hétérogénéité du monde, la diversité des modèles. Il serait difficile de retirer des bibliothèques tous les livres stéréotypés ou sexistes, et cela créerait l’illusion d’un monde loin du nôtre. On peut en retirer, mais aussi en garder, car ils permettent la comparaison. Ils donnent à voir différents possibles. C’est face à la diversité du monde que l’on développe son esprit critique. Ainsi, par exemple, inviter les enfants à comparer différentes versions de l’album Roule Galette (l’une très sexiste, l’autre moins dans les variantes du Petit Bonhomme de pain d’épice3) permet d’enrichir le débat entre enfants. Il s’agit aussi d’intégrer les modèles que connaissent les enfants : plus ils et elles reconnaissent la valeur de leur modèle, plus ils seront en capacité de s’ouvrir à d’autres modèles. Si les modèles familiaux des enfants sont malmenés, critiqués par les professionnel·le·s, les enfants peuvent le vivre comme une agression. Montrer une diversité des possibles qui inclut ce que vit, ce que connaît l’enfant permet, sans jugement, de lui proposer différentes façons d’être au monde, parmi lesquelles il ou elle peut choisir.

Le prochain échange de pratiques entre professionnel·le·s formé·e·s aux sessions organisées par la Direction départementale déléguée du Rhône de la DRDJSCS Auvergne-Rhône-Alpes aura lieu le 22 novembre 2016 au matin. La journée se poursuivra à la MJC Monplaisir par une « Rencontre départementale de l’égalité filles-garçons », un événement ouvert aux acteurs et actrices du champ de l’animation et de l’éducation au sens large, financé par la Direction départementale déléguée du Rhône de la DRDJSCS et la Délégation régionale aux droits des femmes Auvergne-Rhône-Alpes et organisé avec l’institut EgaliGone et Filactions. S’inscrire à un ou plusieurs des trois temps à partir de 13h30 : http://bit.ly/2cs67J9

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la 12ème édition du Festival Brisons le silence 2016, organisé par l’association Filactions, qui agit pour prévenir les violences conjugales et plus largement les violences de genre.

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Sélection d’actions citées par les participant·e·s le 10 novembre 2015 :

Pour les adultes (équipe d’animation ou familles ou grand public) :

  • Un travail de réflexion sur la place des hommes dans la petite enfance4 car partout le constat est le même : il n’y a pas de mixité dans les équipes petite enfance (ACEPP Rhône).

  • Des formations inter-structures sur la pédagogie sans stéréotypes5 (ACEPP Rhône).

  • L’accompagnement des stagiaires, le partage avec ses collègues (MJC Pierre-Bénite).

  • Un diagnostic partagé avec la direction et l’équipe d’animation : peu de jeunes filles fréquentent la structure ; le centre ne répond pas aux besoins et attentes des filles. Objectif fixé : développer la mixité et la place des filles (Centre Social des Taillis, Bron).

  • Une journée de formation de l’équipe de la MJC par la psychologue sociale Elise Vinet, enseignante-chercheuse à Lyon 2 (MJC Monplaisir, Lyon 8).

  • Un travail sur les postures professionnelles petite enfance à l’occasion de formations (sur les thématiques du corps et du langage). L’objectif est d’aboutir à l’inscription de l’objectif d’égalité (et sa traduction en termes de postures professionnelles) dans les projets pédagogiques. Les ateliers ont rassemblé les professionnel.le.s qui s’occupent des enfants, la personne qui prépare les repas, un agent administratif et le responsable petite enfance, qui a aussi exprimé ses difficultés, pour faciliter l’expression de chacun et chacune (Maison Sociale Cyprian les Brosses, Villeurbanne).

  • L’observation systématique de son propre comportement (MJC Pierre-Bénite).

  • Un affichage clair auprès des familles du travail entrepris : information des parents de la démarche de formation dans laquelle est engagée l’équipe, affichage d’une exposition sur le thème, exposé des jeux et jouets, etc. (Maison Sociale Cyprian les Brosses).

  • L’intégration de cette dimension dans le choix des jeux, dans l’organisation de l’espace, dans l’accompagnement quotidien des parents et des professionnel·le·s de crèches qui utilisent la structure, dans les propos tenus, etc. (Coup de pouce relais, Lyon).

  • La proposition d’une exposition réalisée par les Editions Talents Hauts6, aux parents et aux enfants, ainsi qu’à l’école maternelle (Centre Socio-Culturel Point du Jour, Lyon).

  • La proposition d’un spectacle, d’une conférence, et d’une soirée-débat à partir du DVD Alerte à Stéréotypix7 (Centre Socio-Culturel Point du Jour, Lyon).

  • Des interventions grand public de conférencières sur Le cerveau a-t-il un sexe ? (C. Vidal) et la socialisation différenciée (E. Vinet) (MJC Monplaisir, Lyon).

  • Un travail sur les discriminations, l’accès aux droits et les stéréotypes auprès d’adultes participant·e·s à un atelier de français (Centre Social d’Ecully)8

Pour les enfants et les jeunes :

  • Des achats d’albums jeunesse guidés par les sélections de l’Atelier des merveilles9 (MJC Monplaisir).

  • Des ateliers « philo » auprès des enfants avec l’association Philosoph’Art10 (MJC Monplaisir).

  • Dans le cadre des activités périscolaires, la mise en place au deuxième trimestre de « goûters philo » pour notamment faciliter l’expression des enfants sur les discriminations, et notamment sur les questions de genre (MJC Pierre-Bénite).

  • Dans le cadre de l’accompagnement à la scolarité, des jeux sur les stéréotypes filles-garçons animés par l’association Lyon à Double Sens ont été proposés aux enfants (Centre Social d’Ecully).

  • La réorganisation des inscriptions aux activités périscolaires pour développer l’accès des filles et des garçons à toutes les activités. Avant 2015, certains groupes étaient de fait non mixtes, car les enfants s’inscrivaient comme ils et elles le souhaitaient  parmi une palette d’activités proposée. En 2015, l’organisation des TAP est modifiée : les mêmes activités sont organisées pour tou·te·s les enfants, par groupe de classes, par roulement. En conséquence, les enfants découvrent tout, en mixité, avec des activités nouvelles comme le double dutch (Accueil de Loisirs de Létra).

  • Dans le cadre des activités périscolaires développées au collège, la MJC a proposé un atelier jeux de société sur l’égalité femmes-hommes animé par l’association Filactions11 (MJC St Rambert, Lyon).

  • Parmi les actions pour plus de mixité : la mise en place par le centre social d’une activité  « street work out ». L’action a connu un gros succès et a abouti à la création d’un park de « street work out » dans le quartier, très utilisé. Le soir il l’est plutôt par des jeunes majeur·e·s, en après-midi par des plus jeunes. Les filles et garçons y vont en groupe (Centre Social les Taillis).

  • Un projet mené avec l’association Bioforce12 dans le cadre de leur opération « Défis solidaires » a concerné un groupe de filles. Cette action a permis de construire la relation avec le groupe, la confiance et de faire reconnaître par les familles la compétence et le sérieux du centre social. Et cette année certaines filles sont parties en mini-camp mixte. Finalement, le projet solidaire aura permis in fine de développer la mixité (Centre Social des Taillis, Bron).

2 Pour un exemple d’auto-observation en activité socio-éducative en collège, voir le témoignage de Mehdy : http://egaligone.org/2015/06/05/agir-apres-une-formation-un-exemple-partage-par-mehdy/ et se référer pour la petite enfance aux activités réflexives proposées par le Deuxième Observatoire dans le guide La poupée de Timothée et le Camion de Lison : http://www.2e-observatoire.com/downloads/poupee_guide_interieur_simple_web.pdf

3 https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Petit_Bonhomme_de_pain_d%27épices

7 Alerte à Stéréotypix, outil élaboré notamment par l’association Citoyennes Maintenant, est l’un des outils proposés lors de la formation DDCS 

9 Bibliographies de l’Atelier des merveilles : http://ateliermerveille.canalblog.com/archives/bibliographies/index.html

11 http://www.filactions.org/ – Prévention des violences sexistes, dont violences de couple

12 Informations sur le Défi solidaire : http://www.bioforce.asso.fr/spip.php?rubrique260

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